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    Dégât des eaux dans un logement avec sol et cloison touchés

    Vos problèmes · Après dégât des eaux

    Humidité après un dégât des eaux : la fuite est réparée, l'eau est restée

    Le sinistre s'arrête à la réparation ; l'humidité, elle, reste dans les matériaux pendant des semaines.

    Semaines
    durée réelle de séchage d'une chape ou d'un doublage
    48–72 h
    délai avant apparition des premières moisissures
    PV
    un document de mesures pour l'assurance et le syndic

    Après un dégât des eaux, la chronologie habituelle est trompeuse : la fuite est réparée, l'eau visible est épongée, la surface sèche en quelques jours. On croit l'épisode terminé. Pourtant, la chape, le doublage, l'isolant et le plancher bois contiennent encore une quantité d'eau considérable, invisible et sans odeur au début.

    Cette humidité résiduelle produit trois conséquences classiques : moisissures dans les semaines qui suivent, dégradation de l'isolant et des bois, et surtout réfection à refaire lorsque le revêtement neuf est posé sur un support encore chargé. L'assèchement technique consiste à retirer cette eau et à prouver, par mesures, que le seuil est atteint.

    01Ce que vous observez

    Les symptômes qui doivent alerter

    • Odeur d'humidité qui apparaît ou persiste plusieurs semaines après le sinistre.
    • Plinthes, bas de cloison ou parquet qui gonflent alors que la fuite est réparée.
    • Peinture qui cloque ou revêtement de sol qui se décolle après la remise en état.
    • Moisissures dans les angles ou derrière les meubles.
    • Sensation de froid humide dans la pièce sinistrée.

    02D'où vient l'eau

    Les causes possibles, à départager

    Un même symptôme peut relever de mécanismes très différents. Les confondre conduit à financer le mauvais traitement.

    01

    Eau absorbée par les matériaux poreux

    Chape, béton, plâtre, brique et bois se chargent en eau pendant le sinistre et la relarguent très lentement, surtout sous un revêtement étanche.

    02

    Eau piégée dans les complexes

    Isolant sous chape, laine derrière un doublage, sous-couche de parquet : ces zones ne sèchent pratiquement pas d'elles-mêmes.

    03

    Séchage naturel insuffisant

    Ouvrir les fenêtres suffit rarement : le débit d'évaporation est trop faible et dépend de la météo. En hiver, le séchage naturel est quasi nul.

    04

    Remise en état trop précoce

    Le revêtement neuf posé sur un support humide bloque l'évaporation, ce qui provoque décollements, cloquages et moisissures sous plancher.

    03Notre méthode

    Comment nous établissons le diagnostic

    Chaque hypothèse est confirmée ou écartée par une mesure, jamais par une impression visuelle.

    1. 1

      État initial mesuré

      Cartographie complète des zones touchées à l'humidimètre, avec point de départ chiffré : c'est la base d'un dossier crédible.

    2. 2

      Mesure des chapes

      Test à la bombe à carbure ou sonde profonde pour connaître l'humidité réelle d'une chape avant repose d'un revêtement.

    3. 3

      Suivi hygrométrique de l'ambiance

      Enregistrement de l'humidité et de la température pour piloter le matériel et documenter la descente.

    04Le traitement

    Les solutions envisageables

    Assèchement technique

    Déshumidificateurs professionnels et brassage d'air dimensionnés au volume et au type de support, mis en place rapidement pour limiter les dégâts secondaires.

    Séchage ciblé des complexes

    Séchage de doublage, de plancher ou de sous-chape lorsque l'eau est piégée dans un complexe non ventilé.

    Contrôle jusqu'au seuil

    Passages de contrôle réguliers, courbe de séchage et arrêt du matériel sur critère mesuré.

    PV de suivi transmissible

    Document synthétique — relevés, dates, matériel, seuils atteints — remis au client, au syndic, au bailleur ou à l'assurance dans le cadre d'une convention IRSI.

    05Le bon moment

    Quand faire intervenir un professionnel

    • Le sinistre a touché une chape, un plancher bois, un doublage ou un isolant.
    • La remise en état est prévue : il faut valider le séchage avant.
    • Une assurance ou un syndic est impliqué et attend des éléments mesurés.
    • Des odeurs ou des moisissures apparaissent après le sinistre.
    • Le logement est loué : la responsabilité et les délais doivent être documentés.

    Un dégât des eaux à assécher ?

    Mise en place rapide du matériel, suivi mesuré et PV transmissible à votre assurance.

    06FAQ

    Questions fréquentes

    Généralement de une à quatre semaines selon les supports touchés, le volume et la saison. Une chape épaisse ou un plancher bois demandent davantage qu'une cloison en plaques.

    07Aller plus loin

    Les pages utiles pour cette situation